Le Waterberg est un spécimen atypique de la faune et de la flore que l’on trouve beaucoup plus au nord-est, enfoncé dans les épineux buissons du sandveld. Des espèces des deux mondes se mélangent ici pour créer une étonnante variété de formes de vie. Cette biodiversité unique et le fait que la montagne aux parois abruptes avec son vaste plateau constitue un refuge naturel ont motivé sa protection en tant que parc national. Les conditions favorables de la montagne ont rapidement transformé le parc en un refuge pour des espèces rares, qui ont été relocalisées ici pour assurer leur conservation. Des populations saines des deux espèces de rhinocéros, ainsi que des girafes, des buffles, des rouans et des zibelines sont toutes protégées ici.
Mais le Waterberg est bien plus qu’une merveille naturelle. Il fait partie de l’histoire humaine, dont certaines parties sont horribles et encore douloureuses aujourd’hui. Le conflit interminable entre les dirigeants coloniaux et les communautés africaines a atteint son paroxysme ici lors d’une confrontation entre la schutzestruppe allemande et les Herero. La bataille a tourné lorsque les Herero, après avoir subi de terribles pertes, se sont retirés vers l’est dans la région rude et en grande partie sans eau d’Omaheke. Les Hereros en fuite furent poursuivis sans relâche. Pendant la saison sèche, les puits creusés à la main le long de l’Omiramba du sandveld ne fournissaient pas suffisamment d’eau pour les hommes et le bétail, et d’innombrables Herreros moururent. Le Waterberg reste un symbole de résistance contre le régime colonial.
Les aperçus de l’histoire que le Waterberg offre remontent bien plus loin dans le temps, à travers l’art rupestre, les merveilleuses traces de dinosaures, autrefois laissées dans la boue et aujourd’hui préservées dans le grès, jusqu’aux caractéristiques géologiques frappantes de la formation du paysage lui-même.